Elle est la reine incontestée de Turquie. Cela méritait bien
une enquête... sur le fil du rasoir.
Istanbul est son royaume, la Turquie sa patrie. Partout, elle règne en maître, sans partage, et trône avec orgueil. Sur le vendeur de « simit », sur le chauffeur de taxi. Du simple épicier de quartier aux plus hauts dirigeants du pays. Qui ça? Quoi ça? La moustache, pardi! C'est qu'ici la « bıyık », comme on l'appelle, est une véritable institution nationale, la fierté de tout un peuple.
Faites le test. Interrogez le passant dans la rue, sur cette silhouette ombrée qui orne son visage, il y a fort à parier qu'il vous rappellera le proverbe: « un Turc sans moustache est comme une maison sans balcon ». Inconcevable...Au XIXème siècle, Maupassant allait même plus loin, en des termes que ne renieraient sans doute pas les descendants d'Atatürk. « Une lèvre sans moustache est nue comme un corps sans vêtements », expliquait ainsi l'écrivain dans une ode dédiée au viril attribut. Et de conclure: « vraiment, un homme sans moustache n'est plus un homme ».
Mais au-delà de son côté esthétique, la moustache permettrait d'en apprendre beaucoup sur une personne, notamment concernant ses opinions politiques et religieuses. Une véritable typologie de la moustache se murmure ainsi de bouche à oreille et de blog en blog.
Une petite moustache « rasée », taillée un ½ centimètre au-dessus de la lèvre supérieure? C’est la moustache « néo-islamiste », à la manière d'Erdoğan, l'actuel premier ministre de la Turquie.
Une grosse moustache abondante, non taillée, comme Brassens ou
Staline? Son propriétaire est probablement un intellectuel de gauche.
Une grosse moustache tombante, pendante de chaque côté de la bouche, aux pointes qui remontent légèrement en « croc de loup »? L’homme doit être du parti nationaliste MHP, dont le symbole est le loup.
Mais les traditions se perdent, les codes se brouillent, et bien périlleux peut apparaître aujourd'hui l'exercice de la classification.
Quoiqu'il en soit, une chose au moins est certaine: la moustache a moins la cote chez les jeunes turcs que chez leurs parents. Les jeunes affichent en effet plus volontiers des visages complètement rasés, des boucs, ou même des barbes de trois jours. En somme, pile-poil comme en Occident.


-Bon c’est la même qu’a mon père… mais
bon…
Et pourtant, ne pas s'y rendre serait une grave erreur. Car c'est là que tout a commencé pour Radiohead. A la fin de l'année 1986, le célèbre groupe de rock
alternatif y fait ses premières armes en live. Premier concert, première fois. Comme de nombreuses formations en quête de reconnaissance, dans ce temple dédié au live intimiste.
De larges palettes de bois servent de banquettes. Deux longs miroirs ornent des murs en briques rouges. Des graffitis colorés nous surplombent. Pas de doute, c'est bien ici
que viennent les habitués.
La salle est à moitie vide en cette froide soirée d'hiver 1986. Des amis surtout, venus soutenir leurs potes.
Réviser sa philo confortablement installé au cinéma? C'est ce que propose Studio Philo, au MK2 Bibliothèque. Ce lundi, Kant est au menu.
Comme ça.
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